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Foire Bio de la Cussignière

22ème édition

21 & 22 octobre 2017

Plus de 120 exposants :

  • Produits alimentaires, textiles et huiles essentielles certifiés, vignerons bio, associations, artisans, médecines douces...

  • Animation musicale, conférences, animation gratuite pour enfants, bar et restauration traditionnelle, végétarienne et bio en salle et sous chapiteau chauffés.

  • Dégustation commentée des vins de la foire le dimanche matin.

  • Toute la foire ici
  • Aussi sur Facebook

Horaires :

Samedi 21 octobre : 11h00 à 19h00
Dimanche 22 octobre : 10h00 à 18h00

Tarifs :

- 1 jour : 4,5 €

- 2 jours : 6 €

 

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Organisateur de la Foire Bio de la Cussignière à Gorcy

Fukushima (2011)

 

JAPON : VERS L'ACCIDENT NUCLEAIRE MAJEUR ?

 

7 réacteurs nucléaires japonais sont en crise. Les coeurs de 3 (voire 4) d'entre eux, incontrôlables, sont entrés en fusion, avec explosions et rejets radioactifs. Selon l'Autorité de Sûreté Nucléaire française (ASN) «Globalement, les rejets dans l'environnement sont importants». Son président, André-Claude LACOSTE, estime à 6 sur l'échelle INES le niveau de gravité consécutif à l'explosion survenue sur le réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Fukushima. Mais il n'est, hélas, pas impossible, l'enceinte de confinement concernée n'étant désormais plus étanche (on parle de brèches de 8 mètres), que l'on s'achemine vers le niveau 7 (accident majeur) auquel avait été classé Tchernobyl... Le pire des scénarii.




Mais face au drame sismico-nucléaire que vivent les Japonais, il était à craindre que les autorités politiques françaises, dans un réflexe déjà constaté au moment de Tchernobyl, fussent avant tout, du moins dans un premier temps, soucieuses de préserver la crédibilité du choix nucléaire. Il est vrai qu'elles sont bien dressées à cet exercice par un lobby nucléaire et ses institutions qui veillent au grain. Voyez-les plastronner, notre président en tête , brandissant le cliché de la supériorité technique de notre EPR (qui n'a pourtant jamais fonctionné !) et n'hésitant pas ainsi, indécemment, à instrumentaliser la catastrophe japonaise à des fins commerciales! Comment ne pas constater, pourtant, que plus la technologie s'améliore, se sophistique, plus elle incite à tenter le diable, à prendre des risques... en raison du sentiment de sécurité accrue et souvent surestimée, qu'elle procure ? Le cas du Japon, un des pays les plus avancés, notamment au niveau technologies de pointe, est, à ce sujet, exemplaire : normes sismiques draconiennes ; dispositions parasismiques sophistiquées ; préparation au risque sismique très élaborée... Tout cela, balayé par un tremblement de terre puissance 9 sur l'échelle de Richter doublé d'un tsunami. La preuve est faite que les systèmes de sûreté nucléaire n'intègrent pas les situations de risques cumulés ou associés.



En France, divers réacteurs ont été construits dans des zones à risque sismique élevé même si moins accentué et préoccupant que dans le cas des sites nucléaires japonais. C'est le cas, notamment, des installations nucléaires de la vallée du Rhône mais également, plus près de chez-nous, de la centrale alsacienne de Fessenheim, la plus âgée de France, située dans un fossé tectonique!
Mais, qu'en est-il de Cattenom ?
Cattenom se situe dans le fossé d'effondrement de Thionville, «...une zone qui a travaillé et rien ne dit qu'elle ne retravaillera pas...» affirmait le professeur P-L. Maubeuge, géologue lorrain, au lendemain des secousses telluriques (amplitude V sur l'échelle de Richter) qui affectèrent la région de Liège et que ressentit la Lorraine du nord, le 8 novembre 1983. Le même spécialiste ajoutait: «...la prudence aurait voulu que l'on construise la centrale ailleurs que dans une zone de rupture qui n'est pas sismiquement stable...» .
Le palier de 1 300 MW résiste à un séisme majoré de sécurité (S.M.S.) d'intensité VIII MSK , alors que l'intensité sismique maximale historiquement vraisemblable du site de Cattenom (S.M.H.V.) se chiffre à VI MSK pour un foyer localisé à 15 Km de profondeur au droit de ce dernier. La sévérité des calculs du S.M.S., destinés à garantir le confinement des produits radioactifs dans l'enceinte, en cas de séisme violent, devrait donc rassurer. Néanmoins, la question de la sensibilité à un séisme se trouva à nouveau posée à la suite de la découverte, fin 2002, de défauts de conception (autant dire vieux d'une vingtaine d'années) sur les systèmes de sécurité de différentes centrales françaises dont celle de Cattenom. Parmi ces défauts, la non conformité de montage de certains robinets importants pour la sécurité (IPS) était susceptible de rendre inopérant, en cas de séisme, le système de commande à distance des dits robinets ...
« On ne peut pas se passer de nucléaire », entend-on... Mais cela revient à dire que l'on doit alors (en guise de sommation ?) accepter les catastrophes qu'il est susceptible d'engendrer. Un fatalisme récusé en Allemagne où A. MERCKEL a décidé l'arrêt (provisoire ?) des 7 réacteurs les plus âgés. Par comparaison, en France la justice française vient de rejeter la demande de fermeture de Fessenheim notre centrale la plus vétuste. Vérité en deçà du Rhin, erreur au-delà ? L'exemple allemand n'est-il pas à méditer ? A ce stade, les tergiversations sont-elles encore de mise ? Car une question éthique se pose : que penser d'une technologie qui rend possibles des catastrophes aux conséquences transgénérattionnelles et dont la gestion demeure, pour le moins, aléatoire?

 




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